Le syndrome des jambes sans repos : causes, symptômes et traitements

Le syndrome des jambes sans repos : causes, symptômes et traitements

Peu de personnes savent de quoi il retourne lorsque l’on parle de jambes sans repos. Et pourtant, ce trouble est loin d’être anodin en France. On considère, en effet, que près de 10 % des Français souffrent de cette pathologie. Or, ce trouble, caractérisé par un besoin impérieux, urgent et irrésistible de bouger les jambes, peut avoir de nombreuses conséquences sur le quotidien de la personne atteinte. D’autant plus que ces besoins de mouvements surviennent, le plus souvent, au repos ou assis… nuisant ainsi à la qualité de vie et au sommeil de l’individu souffrant. Il existe heureusement plusieurs solutions qui permettent de calmer, d’atténuer, voire même de faire disparaître les symptômes de cette maladie. Mais alors, qu’est-ce que le syndrome des jambes sans repos ? Quelles sont ses causes et quelles sont ses conséquences ? Et quels sont les mesures de prévention et traitements naturels permettant de soigner les jambes sans repos ? On fait le point.

Qu’est-ce que le syndrome des jambes sans repos ? Quelques éléments d’explications

Le syndrome des jambes sans repos (SJSR) désigne un trouble neurologique chronique caractérisé par un besoin irrésistible et irrépressible de bouger ses jambes. Ce syndrome se retrouve également sous le nom d’impatiences, de syndrome d’impatiences musculaires d’éveil ou de maladie de Willis et Ekbom.

Le syndrome se caractérise par des sensations désagréables, également connues sous le nom d’impatiences, au niveau des membres inférieurs du corps. Ce sont ces mêmes impatiences qui poussent l’individu atteint du syndrome à bouger ses jambes. Parmi ces sensations désagréables, on retrouve :

  • Des picotements
  • Des fourmillements
  • Des tiraillements
  • Des douleurs

Dans la très grande majorité des cas, ces picotements et ces fourmillements surviennent assis ou allongés, en début de soirée ou pendant la nuit. Ces impatiences incitent alors la personne souffrante à se lever et à marcher, ce qui a pour conséquence de calmer les symptômes. Ces impatiences peuvent également être ressenties à l’occasion d’une immobilité prolongée (devant son écran de travail par exemple).

Le syndrome des jambes sans repos s’accompagne, dans près de 80 % des cas, de secousses musculaires involontaires, également connues sous le nom de mouvements périodiques nocturnes (MPN) ou de mouvements périodiques au cours du sommeil (MPS). Ces mouvements ont tendance à perturber le sommeil de la personne atteinte du syndrome, ce qui pousse de très nombreux spécialistes à classer cette maladie comme un trouble du sommeil.

À noter qu’il est possible de souffrir d’impatiences ponctuelles sans pour autant souffrir de la maladie de Willis et Ekbom, qui est, quant à elle, bel et bien chronique. Les impatiences, dans 20 % des cas, peuvent toucher d’autres parties du corps, comme les bras ou le haut des cuisses.

Quelles sont les causes du syndrome des jambes sans repos ?

Le plus souvent, les causes du syndrome des jambes sans repos restent inconnues. Il convient cependant de distinguer la forme primaire et la forme secondaire du syndrome.

La forme primaire du syndrome des jambes sans repos, la plus répandue, serait la conséquence d’un trouble nerveux central d’origine génétique. Cette forme primaire se caractériserait par un manque de dopamine dans le cerveau et dans la moelle épinière. Or, c’est cette même dopamine, en tant que neurotransmetteur, qui assure la communication entre les nerfs de notre organisme et qui régule ainsi nos mouvements. Cette forme primaire est souvent familiale et se déclare au cours de l’âge adulte.

Les formes secondaires du syndrome sont principalement causées par des facteurs exogènes. Ainsi, une carence en fer, l’anémie, le fait de souffrir d’une maladie chronique (tel que le diabète ou la polyarthrite rhumatoïde) ou d’être enceinte peuvent être à l’origine d’impatiences. De la même manière, une carence en acide folique, la consommation de caféine ou l’obésité augmente légèrement le risque de souffrir et de développer un syndrome des jambes sans repos. La prise de certains médicaments (neuroleptiques, antihistaminique, etc.) peut également être à l’origine de ce syndrome.

À cela s’ajoute une troisième forme, dites « impatiences idiopathiques » dont les causes ne sont pas identifiées et dont l’origine génétique est écartée (aucun autre membre d’une même famille ne souffre du syndrome).

Quoi qu’il en soit, les causes et les mécanismes de la maladie restent relativement méconnus. Seuls les éléments génétiques et exogènes cités ci-dessus permettent d’expliquer ce syndrome. Les traitements sont, de ce fait, le plus souvent symptomatiques.

Épidémiologie du syndrome des jambes sans repos

La prévalence du syndrome des jambes sans repos est estimée entre 4 % et 14 % de la population mondiale. La prévalence de la maladie est inégalement répartie entre les différentes régions du monde. À titre, d’exemple, l’Argentine est le pays le plus touché, avec un taux de prévalence de l’ordre de 20 %, tandis que la Tanzanie et d’autres pays d’Afrique Australe sont moins touchés, avec un taux de prévalence de l’ordre de 1 %. Le syndrome serait rare, voire même absent, chez certaines populations africaines et asiatiques.

En France, la prévalence du syndrome atteint les 8,5 % de la population. On considère que la moitié des personnes atteintes du syndrome, toujours en France, en souffrent au moins une fois par semaine. 1,6 % de la population, soit près d’un million de Français, déclare souffrir d’impatiences toutes les nuits.

Dans la très grande majorité des cas, les symptômes se déclarent à l’âge adulte, à partir de la trentaine, et la prévalence augmente progressivement avec l’âge, jusqu’à 65 ans.

À noter qu’en France, et dans le monde, les femmes, pour des raisons inconnues, sont plus touchées que les hommes. On estime que la prévalence de la maladie est de 10 % chez les femmes tandis qu’elle n’est que de 5 % chez les personnes de sexe masculin.

Chez la femme, les impatiences surviennent le plus souvent pendant la grossesse ou après la ménopause, sans que l’on puisse expliquer cette situation.

Évolutions et conséquence du syndrome des jambes sans repos

Le syndrome des jambes sans repos a tendance à s’aggraver avec l’âge, avec une augmentation des épisodes d’impatiences au cours de la semaine. De la même manière, les symptômes, qui ne sont ressentis qu’au niveau des membres inférieurs au début de la maladie, peuvent s’étendre à d’autres parties du corps et toucher les cuisses ou les bras.

Il convient de souligner que l’évolution des impatiences est fluctuante et que le phénomène a tendance à s’accentuer dans certains cas de figure, notamment lorsque l’on est stressé ou fatigué. Des régressions temporaires ou permanentes peuvent également être constatées. Les formes d’évolution grave du syndrome sont cependant plutôt rares.

En réalité, les principales conséquences du syndrome des jambes sans repos sont d’ordre nocturne et social.

En effet, une personne souffrant d’impatiences aura davantage du mal à s’endormir et il lui arrivera de se réveiller plusieurs fois dans la nuit. Cela impacte directement la qualité du sommeil et peut engendrer des insomnies, des somnolences dans la journée et des difficultés à se concentrer. Des troubles de l’humeur, pouvant déboucher sur de l’irritabilité ou de la dépression, sont également régulièrement constatés.

À cela s’ajoute le fait que le syndrome des jambes sans repos n’est pas sans conséquence sur la vie familiale et amoureuse d’un individu. Les mouvements des jambes peuvent se révéler être une gêne pour la personne qui partage le lit de la personne atteinte du syndrome, qui peut alors se plaindre de coups de pied reçus durant la nuit.

Le syndrome des jambes sans repos peut également devenir gênant et handicapant dans certaines situations qui impliquent de rester assis ou immobilisé un certain temps, comme une réunion de travail, un trajet en avion ou même un repas familial. Cela pousse de nombreuses personnes atteintes du syndrome à éviter de participer à ce type d’activités, conduisant à un repli sur soi et à une déliquescence du lien social.

Diagnostic et traitement du syndrome des jambes sans repos ?

Le diagnostic du syndrome des jambes sans repos est réalisé au cours d’un entretien entre le patient et son médecin traitant pour identifier les causes de la maladie (maladie chronique, surpoids, accouchements, génétique, etc.). Le professionnel de santé prescrit automatiquement un bilan sanguin pour exclure une éventuelle anémie par carence de fer.

Si le syndrome est d’origine exogène, l’adoption de certaines mesures dites « hygiénodiététiques » permet de limiter les cas d’impatiences. Adopter une hygiène de vie correcte (pratique d’une activité sportive) et éviter l’abus d’excitants, tel que le café, l’alcool ou la cigarette permettent de réduire les symptômes.

Si les causes du syndrome sont d’ordres génétiques, le traitement n’est pas toujours possible. Les traitements mis en place sont alors symptomatiques et ont pour but de réduire les symptômes et l’inconfort ressentis par le patient.

Certains médicaments, comme les agents dopaminergiques, les anticonvulsivants permettent d’inhiber les impatiences et les mouvements des jambes. Dans les formes les plus graves, les sédatifs ou les analgésiques narcotiques permettent au patient de mieux dormir. Cependant, ces traitements médicamenteux ne sont prescrits que très rarement par les médecins du fait même des effets d’accoutumance et des effets secondaires induits.

Quelles sont les thérapies naturelles pour traiter le syndrome des jambes sans repos ?

Il existe également de très nombreuses thérapies naturelles qui permettent de soulager les symptômes du syndrome des jambes sans repos.

Les premiers réflexes à adopter pour calmer des impatiences sont, comme nous l’avons vu plus haut, d’ordre hygiénodiététique. La pratique d’un sport (vélo, natation, marché à pied, étirements) ou d’une activité relaxante, comme le yoga, et l’adoption d’un régime sain et équilibré permettent de réduire la sévérité des symptômes. À noter que les activités physiques sont à éviter dans les heures précédant le coucher. La consommation de viandes rouges, de poisson gras, de légumineuses, de foie, de noix, de coquillages ou de chocolat, pour les plus gourmands d’entre nous, est source de nutriments (fer, omégas-3, vitamines B6 et B9) indispensables au métabolisme de la dopamine.

Bien évidemment, café, cigarette et alcool, en tant qu’excitants du système nerveux, doivent être exclus. Il en va de même pour certains aliments, tels que le gingembre, le guarana ou les baies de Goji qui sont particulièrement excitants.

Bande magnétique pour jambes sans repos

Les symptômes des jambes sans repos peuvent être soulagés grâce à la magnétothérapie. La diffusion d’un champ magnétique uniforme sur les membres inférieurs permet alors de réduire les secousses involontaires, les fourmillements et les démangeaisons induites par le syndrome. Ces bandes magnétiques jambes sans repos peuvent être portées toute la nuit et sont adaptées à toutes les morphologies grâce à ses bandes auto-agrippantes.

Le recours à la phytothérapie permet également de traiter les symptômes de la maladie de Willis et Ekbom. La Griffonia Simplicifolia et la Mucuna Pruriens possèdent des actions apaisantes sur le stress nerveux et possèdent des propriétés dopaminergiques. Le millepertuis ou la mucuna permettent, quant à elle, de retrouver un sommeil plus sain. Il est également possible de consommer de l’hamamélis ou de la vigne rouge pour favoriser la circulation sanguine des jambes.

Il existe également d’autre façon complètement naturelle de traiter le syndrome et ses symptômes, comme l’acupuncture ou les huiles essentielles.

Conclusion

Ainsi, le syndrome des jambes sans repos est un trouble neurologique chronique dont le principal symptôme consiste à souffrir d’un besoin irrépressible et incessant de bouger ses jambes. Ce syndrome possède alors de nombreuses conséquences sur la qualité de vie et sur le sommeil d’un individu. S’il n’existe aucun traitement permettant de soigner le syndrome, il est parfaitement possible d’avoir recours à des thérapies naturelles permettant de soulager les impatiences… ce qui vous permettra de vivre presque normalement !

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